La Direction générale de la dette publique (DGDP), rattachée au ministère des Finances, affirme que l’État congolais dispose encore de larges marges d’endettement. Avec un ratio de 17,9 % du PIB, le pays bénéficie en effet d’une capacité importante pour recourir à l’emprunt en vue de soutenir son développement économique.
Au 30 juin 2025, l’encours global de la dette publique congolaise est évalué à 14,5 milliards USD. Ce montant se répartit entre 9,0 milliards USD de dette extérieure et 4,1 milliards USD de dette intérieure. S’y ajoutent également 1,4 milliard USD de créances détenues par la Banque Centrale du Congo sur le Trésor public.
Depuis que la RDC a atteint le point d’achèvement de l’Initiative PPTE en 2010, une amélioration notable est observée dans la gestion de la dette. Le taux actuel demeure largement en dessous du plafond de 60 % fixé comme référence pour les pays membres de la SADC, ce qui illustre une gestion prudente et soutenable des finances publiques.
L’évolution de la dette extérieure résulte principalement des réformes mises en œuvre en partenariat avec le Fonds Monétaire International. Ces programmes visent à accroître les investissements et à renforcer la résilience de l’économie nationale, tout en facilitant l’accès au financement extérieur, facteur déterminant pour la croissance future.
Les agences de notation reconnaissent la solidité de la signature souveraine congolaise. Standard & Poor’s attribue la note « B- » et Moody’s « B3 », toutes deux assorties de perspectives stables, ce qui traduit la confiance des marchés financiers dans la trajectoire macroéconomique et budgétaire de la RDC.
Enfin, l’analyse conjointe de la viabilité de la dette par le FMI et la Banque mondiale confirme que la dette publique extérieure, majoritairement constituée de prêts concessionnels, reste exposée à un faible risque de refinancement. Cette situation permet au gouvernement de disposer d’importantes marges pour financer son Programme d’actions 2024-2028 et poser les fondations d’une croissance durable et inclusive.
Politique
La Direction générale de la dette publique (DGDP), rattachée au ministère des Finances, affirme que l’État congolais dispose encore de larges marges d’endettement. Avec un ratio de 17,9 % du PIB, le pays bénéficie en effet d’une capacité importante pour recourir à l’emprunt en vue de soutenir son développement économique.

