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Kinshasa : Le FC redonne du souffle, les prix des produits de première nécessité enfin en chute !

Depuis le début de la semaine, une bouffée d’optimisme souffle sur les marchés de Kinshasa. La baisse des prix des produits de consommation courante, conséquence de l’appréciation du franc congolais face au dollar, se fait sentir dans plusieurs communes de la capitale. Les habitants observent, non sans soulagement, une diminution visible des tarifs de produits essentiels comme le sucre, le maïs ou l’huile végétale.

Au rond-point Ngaba, point névralgique du commerce populaire, l’ambiance est animée mais teintée de curiosité. Les commerçants ajustent leurs prix tandis que les clients scrutent les étiquettes avec attention. Le sac de maïs de 50 kg, par exemple, a chuté de 230 000 à 170 000 francs congolais, et la mesurette (ekolo) de maïs de 3 500 à 2 200 FC. Le sourire revient sur les visages des ménagères.

Gisèle Nsonsa, vendeuse au marché Ngaba, confie : “C’est une bonne chose. Le Gouvernement doit poursuivre ses efforts et veiller à ce que certains commerçants ne profitent pas de cette embellie pour spéculer.” Son stand de farine de manioc attire davantage de clients qu’il y a quelques jours, et la file s’allonge rapidement.

Au marché Zigida, la situation est similaire. Le sac de riz BB a baissé de 65 000 à 59 000 FC, et le bidon d’huile Regina passe de 32 000 à 28 000 FC. Les commerçants semblent optimistes, conscients que cette tendance pourrait booster la consommation et attirer davantage de clients dans les semaines à venir.

Jean-Marc, un acheteur régulier, exprime sa satisfaction. “Je peux enfin acheter du sucre et de l’huile pour ma famille sans me ruiner. J’espère que ça va durer”, espère-t-il. Les discussions entre clients reflètent un mélange d’espoir et de prudence, chacun cherchant à profiter de cette embellie.

Dans l’air flotte un sentiment de légèreté inhabituelle, après des mois de hausse constante des prix. Les vendeurs ajustent rapidement leurs stocks, et l’on entend des conversations animées sur les économies possibles pour le ménage. Les étals de tomates, de semoule et de cube magique semblent plus fréquentés que jamais.

Le marché Zigida montre aussi des baisses sur les produits plus volumineux. Le sac de ciment gris est désormais vendu entre 26 000 et 27 000 FC, contre 30 000 FC il y a quelques jours, tandis que le carton de tomates Lion passe de 50 000 à 43 000 FC. Les ouvriers du bâtiment et les petits entrepreneurs apprécient particulièrement cette diminution.

Selon un économiste interrogé sur place, cette dynamique est liée à la baisse du dollar sur le marché parallèle, qui s’échange désormais entre 2 500 et 2 600 FC selon les zones. Il explique que l’intervention de la Banque centrale du Congo (BCC) pour absorber une partie de la masse monétaire et la réduction de la demande locale en dollars sont les principaux facteurs de ce raffermissement.

Certains clients restent toutefois prudents. “Il faut que cette tendance se maintienne, sinon on retombera vite dans la vie chère”, prévient Irène, une ménagère. Les commerçants, conscients des attentes de leurs clients, semblent adopter une attitude mesurée pour éviter tout excès dans les prix.

Cette baisse des prix, si elle se confirme, pourrait redonner un peu de pouvoir d’achat aux Kinshasais, améliorer la consommation et freiner la hausse du coût de la vie. Dans les allées des marchés, l’enthousiasme est palpable, et chacun espère que cette embellie monétaire ne sera pas de courte durée.

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