Alors que la République Démocratique du Congo ambitionne de faire bondir son taux d’inclusion financière dans les prochaines années, un défi majeur se distingue désormais : l’interopérabilité.
Autrement dit, la capacité pour les banques, les opérateurs de mobile money, les fintechs et les institutions de microfinance de fonctionner sur des systèmes capables de communiquer entre eux.
Aujourd’hui, ce chantier est considéré comme le chaînon manquant pour fluidifier les paiements, renforcer la confiance des utilisateurs et permettre aux innovations fintech de se déployer à grande échelle.
La RDC compte des dizaines de millions d’utilisateurs actifs du mobile money, mais le marché reste compartimenté :
- les transferts entre opérateurs sont encore limités ou coûteux ;
- les banques fonctionnent souvent sur leurs propres rails ;
- les institutions de microfinance peinent à s’intégrer au numérique.
Conséquence : les transactions restent plus compliquées qu’elles ne devraient l’être, freinant l’adoption des services financiers et ralentissant la modernisation du secteur.

