En Afrique centrale, près de 60 % des adultes restent exclus des systèmes financiers formels. Pourtant, les téléphones portables ouvrent la voie à une révolution silencieuse dans les paiements numériques.
Le problème ? Ces solutions évoluent encore en silos, freinant leur plein potentiel. En RDC, le lancement du groupe interbancaire de paiement électronique est prévu d’ici fin mars 2026, selon le rapport publié en janvier par le Fonds monétaire international (FMI).
Ce groupement permet aux banques et à la banque centrale de « parler le même langage », facilitant ainsi les transferts entre établissements et posant les bases d’une interopérabilité nationale. Le FMI le considère comme une étape structurante dans la modernisation des paiements.
Dans d’autres pays, ces structures gèrent des infrastructures partagées (switch national, compensation, routage), déploient des services rapides (virements instantanés, paiements par QR code), fixent des normes de sécurité et harmonisent certains tarifs.
En RDC, ce déploiement bénéficie de l’appui de la Société financière internationale (IFC), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Le taux d’inclusion financière est déjà passé de 38,5 % en 2022 à 50 % aujourd’hui, grâce aux paiements mobiles et à l’interconnexion progressive des banques, microfinances et émetteurs de monnaie électronique.
Avec le lancement de Visa Pay en septembre 2025 et la promotion de la carte nationale Mosolo, la RDC se positionne pour améliorer durablement l’offre de services financiers numériques.